ボードレール - 虚無の味: 悪の華

塞いだ心もかつては喧嘩が好きだった
熱意を拍車で奮わせた希望はもう
跨ってはくれない! 恥を捨てて休め
障害にいつも躓く老いぼれの馬

おれの心よ諦めろ、獣にかえって眠れ

糜爛しきった魂よ! 老盗のお前には
愛も諍いも、もはや味気ない
トランペットやフルートの音色よ、さらば!
快楽よ、陰性のハートをこれ以上惑わすな!

愛らしい春はもう香らない!

そしてが刻々とおれを嚥みこむ
まるで凍えた体に積もりゆく豪雪
おれは地球の丸みの絶景を眺めているが
避難小屋を探しているのではない

雪崩よ、滑落しながらおれを攫うのか

Le Goût du néant

Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte,
L’Espoir, dont l’éperon attisait ton ardeur,
Ne veut plus t’enfourcher! Couche-toi sans pudeur,
Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle butte.

Résigne-toi, mon coeur; dors ton sommeil de brute.

Esprit vaincu, fourbu! Pour toi, vieux maraudeur,
L’amour n’a plus de goût, non plus que la dispute;
Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte!
Plaisirs, ne tentez plus un coeur sombre et boudeur!

Le Printemps adorable a perdu son odeur!

Et le Temps m’engloutit minute par minute,
Comme la neige immense un corps pris de roideur;
— Je contemple d’en haut le globe en sa rondeur
Et je n’y cherche plus l’abri d’une cahute.

Avalanche, veux-tu m’emporter dans ta chute?

— Charles Baudelaire

ボードレール - 敵: 悪の華

青春は暗鬱な嵐だった
たまには陽の光も輝いたが
雷雨に害われて
庭に結ぶ赤い果実の少なさ

思想の秋に触れたいま
鋤と鍬を手にとって
大きな墓穴の数々掘られた
水浸しの土地を耕せ

おれが新しく咲かせたい花が
洗われて砂州となったこの土壌に
神秘の糧を見つけて精気を養えるかどうか

―おお、苦しく辛い! が命を食む
見えない敵が心臓に噛りつき
血を奪っては肥えてゆく!


時間を悪むのは「時計」においても見られた。敵は時間。容赦なく命を人生を奪い去ってゆく時間を、猛獣や毒のように描写している。これを読む者は時の無情を認めざるをえない。
ともに荒廃した大地を総覧して時の流れを詩吟に憂うという点で、杜甫の「春望」 と比較したら面白かった。

L’Ennemi

Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur?

— Ô douleur! ô douleur! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie!

— Charles Baudelaire

ボードレール - 時計: 悪の華

時計は邪悪で恐ろしい、無情の神
その指先がおれたちを脅迫して云う
「忘れるな、震える苦痛が、おののく心臓に
的を射るがごとく、突き刺さるだろう

 おぼろな快楽は水平線に消えてしまう
シルフィード*が袖に飛び去るようだ
人生の各章に散らばる歓楽の種は
瞬間の連隊にむさぼり喰われる

 一時間に3600回、が囁く
忘れるな! 虫のような早口で
現在が告げる、私は過去
不潔な管で、お前の人生を吸ってやった

 Remember! Souviens-toi! 浪費家め、Esto memor!
(金属製の咽喉はあらゆる言語を話せるのだ

刹那とは浮かれて死にゆく鉱石たち
金を取り出さないうちに放ってはいけない

 忘れるなよ、時間は貪婪なる賭博者
イカサマなしで毎度勝つ奴、法則なのだ
日は傾き、夜は更ける、忘れるな!
深淵は常に渇き、水時計は空になる

 じきに時が鳴るだろう、そして神聖なる偶然
まだ純潔のお前の花嫁の厳然たる美徳
はては悔恨さえもが(おっと、最後の砦だったな)
口を揃えるのだ、さっさと死ね、卑劣な老いぼれ!」

*シルフィードは空気の精シルフ。

 

L’Horloge

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: «Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
À chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! — Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c’est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; Souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard!»

— Charles Baudelaire

ボードレール - パイプ: 悪の華

あたしは作家のパイプ
アビシニアやカフリナの
煤にまみれた顔を見れば
主人の煙草好きが知れる

あの方の筆が鈍ったときは
煙を吐いて差し上げる
藁葺きの家が夕餉をならべ
農夫の帰りを待つように

燃える口から立ち昇る
ゆらゆら青い網の中に
魂を絡めとって游んで

それから強烈な香を浴びせて
あの方の心を魅了し
疲れた精神を癒してあげるの

La Pipe

Je suis la pipe d’un auteur;
On voit, à contempler ma mine
D’Abyssinienne ou de Cafrine,
Que mon maître est un grand fumeur.

Quand il est comblé de douleur,
Je fume comme la chaumine
Où se prépare la cuisine
Pour le retour du laboureur.

J’enlace et je berce son âme
Dans le réseau mobile et bleu
Qui monte de ma bouche en feu,

Et je roule un puissant dictame
Qui charme son coeur et guérit
De ses fatigues son esprit.

— Charles Baudelaire

Steve Roach - Structures from Silence (1984)

震災の影響があるのかしらぬ、アンビエントにも興味が湧いてきた。Brian Enoは何となく厭だわってことでSteve Roachの三作目。

ダークな浮揚感と海のような沈降感。M1は幻想的だが希望に満ちている。子供の無邪気。人間の記憶の水面に写るのはまずこういった類のポジティブな層だ。M2はサイレントヒルの山岡晃やペルソナの目黒将二を彷彿とする音色。残っているのは、楽しかった記憶だけではない。一段、一段と記憶を探っていく。幼少の頃の怪奇的な内省: 僕らは常に無意識裡にここへ回帰したいと願っているのではないか。タイトルは”Quiet Friend”とある。もしやそのQuiet Friendなる存在は僕らの中に潜みながら、僕らのことをいつも見守っていてくれた憧憬や恐怖の塊ではないだろうか、などと夢想してしまう。曰く、懐かし。M3は海だ。子宮だ。シンセサイザーの波が寄せては返すリズムの心地好さが、ずうっとずうっとずうっと続いていく。懐かしさの先、回帰の彼岸にある見慣れぬ世界が見えてくる。「おれを待っていてくれたんだな」と云って微笑んで目を閉じると、余計な感情は消え去ってしまう。そうして、ミニマルな音と一体化しながら……音のフェードアウトとともに……。

Tags: music